Le Passage des Imprimeurs est une discrète traboule historique située dans le quartier de la Presqu’île, entre la rue Mercière et les rues commerçantes du centre de Lyon. Ce passage évoque l’âge d’or de l’imprimerie lyonnaise à la Renaissance, période durant laquelle Lyon était l’un des plus grands centres européens du livre après Venise et Paris.
Une traboule liée à l’histoire du livre lyonnais
Le passage tire son nom des nombreux imprimeurs, libraires et typographes installés dans ce secteur dès le XVIe siècle. À cette époque, la rue Mercière constituait le cœur intellectuel et commercial de l’édition lyonnaise :
- ateliers d’impression ;
- librairies humanistes ;
- diffusion d’ouvrages religieux et scientifiques ;
- publications en latin, français et italien.
Lyon accueillait alors des imprimeurs renommés comme Sébastien Gryphe ou Jean de Tournes, dont les ouvrages circulaient dans toute l’Europe.
Architecture et ambiance
Le Passage des Imprimeurs conserve l’esprit des anciennes traboules lyonnaises :
- couloirs étroits ;
- cours intérieures pavées ;
- galeries discrètes ;
- façades anciennes de la Presqu’île.
Le lieu possède une atmosphère plus intimiste que les grandes traboules du Vieux Lyon. Beaucoup de visiteurs passent devant sans remarquer son existence, ce qui en fait une découverte appréciée des amateurs de patrimoine caché.
Un secteur emblématique de la rue Mercière
Le passage se situe dans l’une des rues les plus animées du centre historique lyonnais. La rue Mercière, aujourd’hui célèbre pour ses restaurants et terrasses, fut autrefois une importante rue marchande liée au commerce du livre et à l’activité des imprimeurs.
Cette transformation du quartier raconte bien l’évolution de Lyon :
- quartier marchand à la Renaissance ;
- déclin progressif au XIXe siècle ;
- renaissance touristique et gastronomique au XXe siècle.
Intérêt patrimonial
Le Passage des Imprimeurs permet de comprendre plusieurs aspects essentiels de l’histoire lyonnaise :
- le rôle majeur de Lyon dans l’imprimerie européenne ;
- l’organisation des anciennes traboules ;
- l’urbanisme dense de la Presqu’île ;
- la vie artisanale de la Renaissance.
Même modeste, ce passage participe à l’identité historique unique de Lyon et à son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.